
On peut au passage remarquer le turc coupé en deux. La scène n'a pas lieu lors de la-dite sorti des Croisés, mais pendant le siège d'Antioche ( qui dure presque un an). Alors que les Turcs ont presque rompu le blocus en lancant une attaque surprise, c'est Bauduin qui rétablit la situation en se lançant pêle-mêle dans la mêlée. Il est dit qu'il trancha un cavalier turc monté en deux, et que le cheval repartit avec le bas du corps encore monté...
Source wikipedia
La Sainte Lance d’Antioche [modifier]
Un miracle en 1098 [modifier]Elle aurait été découverte à Antioche par un moine provençal du nom de Pierre Barthélémy qui faisait partie de l’armée de Raymond de Saint-Gilles, comte de Toulouse. En 1098, après que les croisés se furent emparés de la ville d’Antioche, ils se retrouvèrent à leur tour assiégés par les Turcs Seldjoukides de Kerbogha. Durant le siège, alors que les troupes étaient épuisées, affamées et démotivées, Pierre Barthélémy prétendit avoir eu une vision dans la rue : saint André lui aurait révélé que la Sainte Lance était enterrée dans la cathédrale Saint-Pierre d’Antioche.
12 terrassiers creusèrent sous le dallage de la cathédrale pendant
toute une journée et, au soir, Pierre descendit dans la fouille et
découvrit la Sainte Lance. Après cette découverte, saint André promit à Pierre Barthélémy la victoire pour les croisés si ces derniers jeûnaient durant cinq jours.
La découverte miraculeuse, et si opportune, ne fit pourtant pas
l’unanimité chez les croisés. Plusieurs seigneurs et prélats, notamment
Bohémond de Tarente et Adhémar de Monteil,
évêque du Puy et légat du pape, avaient en effet déjà vu la Sainte
Lance (celle de Jérusalem) à Constantinople, et restaient pour le moins
sceptiques. La possibilité d’une mystification de la part de Pierre
Bathélémy n’est pas non plus à écarter. Toutefois, elle remit du baume
au cœur des troupes dont le moral était au plus bas, alors même que les
dissensions gagnaient les rangs de l’armée musulmane qui assiégeait la
ville. Alors que Bohémond envoyait Pierre l'Ermite en pourparlers avec l’Atabey Kerbogha, les forces franques s’organisèrent et les Croisés, avec Raymond d'Aguilers portant la Sainte Lance, réussirent après un combat difficile, à mettre en déroute l’armée musulmane et faire lever le siège d'Antioche.
Cette victoire est aussi due au départ de certains émirs de l’armée
suite aux disputes précitées, qui ne laissèrent que peu de résistances
à la contre-attaque des croisés.
De plus :Présentation [modifier]La vénération de cette relique est mentionnée pour la première fois au VIe siècle, à Jérusalem. Elle fut transférée à Constantinople au début du VIIe siècle et, à partir du Xe siècle, fit partie des Reliques de la Passion conservées par les empereurs byzantins dans leur chapelle palatine, l’église de la Vierge Théotokos du Phare. La détention de cette collection de reliques faisait de Constantinople la nouvelle Jérusalem et de l’empereur le chef légitime de la chrétienté.
Cette relique prit une importance particulière à partir de la Première Croisade, ce qui entraîna sa multiplication au XIIIe siècle après le sac de Constantinople et le déclin de l’Empire byzantin. En 1098, les Croisés qui contestaient déjà les droits de l’empereur sur la Terre Sainte en découvrirent une autre à Antioche, mais elle disparut peu après. Cette découverte rendit toutefois la Sainte Lance fameuse en Occident : Turold la mentionne dans la Chanson de Roland, et Chrétien de Troyes associe une « lance sanglante » au Saint Graal dans Perceval. En 1244, le roi de France Louis IX achète les Reliques de la Passion de Constantinople, dont la Sainte Lance, et les transfère à la Sainte Chapelle, à Paris. Peu auparavant l’empereur germanique fit considérer comme « Sainte Lance » la lance de saint Maurice, conservée à Magdebourg, qui faisait partie depuis le Xe siècle des attributs impériaux. À la même époque, les Arméniens déclarent posséder la Sainte Lance au monastère Geghardavank près d’Erevan. À Constantinople, les derniers empereurs byzantins déclarent de leur côté toujours posséder la Sainte Lance.
Au XVIe siècle, celle de Constantinople fut remise par les Ottomans au pape. Celle de Paris a disparu pendant la Révolution française. Celles du Vatican et d’Arménie sont aujourd’hui conservées respectivement à Saint-Pierre de Rome et au musée Manougian d’Etchmiadzin. Après bien des péripéties, celle des empereurs germaniques est aujourd’hui conservée au palais du Hofburg, à Vienne. Cette dernière est devenue, depuis la Seconde Guerre mondiale, un sujet de fascination dans la culture populaire anglo-saxonne.
La légende de la Sainte Lance [modifier]
Enluminure de l’Évangéliaire syriaque de Rabula (586)Une tradition chrétienne veut qu’un soldat romain du nom de Longinus (en français Longin) ait percé le flanc du Christ sur la Croix à l’aide de sa lance, d’où le nom latin de la relique : Lancea Longini.
Cette lance n’est pas mentionnée dans les Évangiles synoptiques (Matthieu, Marc et Luc). Seul l’Évangile selon Jean
(19, 33-35) précise : « S’étant approchés de Jésus, et le voyant déjà
mort, ils ne lui rompirent pas les jambes; mais un des soldats lui
perça le côté avec une lance, et aussitôt il sortit du sang et de
l’eau. Celui qui l’a vu en a rendu témoignage, et son témoignage est
vrai; et il sait qu’il dit vrai, afin que vous croyiez aussi. » (trad. Louis Segond)
Le nom de Longin n’apparaît qu’avec l’Évangile de Nicodème, un apocryphe du IVe siècle. Une enluminure des Évangiles de Rabula (en syriaque) copiés en 586, et conservés à la bibliothèque Laurentienne de Florence, représente le soldat romain perçant le flanc du Christ, avec la légende (en grec) ΛOΓINOC (Loginos). Par la suite, c’est ainsi qu’on nomme traditionnellement ce soldat, et il monte en grade puisqu’on en fait souvent le centurion
qui commandait la garde au pied de la Croix et qui, selon Matthieu (27,
54) se serait converti juste après la mort du Christ. La tradition
énonce aussi le fait qu’en perçant la poitrine du Christ, Longin, à
moitié aveugle, ait reçu une goutte du sang et de l’eau du cœur percé,
et en ait instantanément recouvré la vue. Ce nom, qui s’écrit ΛΟΓΓΙΝΟC (Longinos) en grec, vient peut-être du mot même qui veut dire « lance » : ΛΟΓΧΗ (longké).
La Sainte Lance de Jérusalem [modifier]Aucun document ne mentionne cette relique avant le VIe siècle.
Le pèlerin Antonin de Plaisance qui décrit les lieux saints en 570 rapporte avoir vu à la basilique du Mont Sion
« la couronne d’épines dont Notre Seigneur fut couronné et la lance
avec laquelle il fut frappé au côté ». Un autre document de la même
époque mentionne la présence de la Lance dans la Basilique de la
Résurrection (Saint-Sépulcre). D’autres auteurs comme Cassiodore[1] ou encore Grégoire de Tours évoquent la présence à Jérusalem de cette Lance, mais sans l’avoir eux-même vue.
Dernière édition par [Grognard]_Jean-Charles I le Mer 19 Nov - 8:58, édité 2 fois








